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Dans les gaines

Le 4 juin 1916 : Nous tenons toujours mais nous subissons une attaque par les gaz et les fumées très dangeureuse. Il y a urgence à nous degager.Faites nous donner de suite communication optique par Souville qui ne repond pas à nos appels. C'EST MON DERNIER PIGEON  -  RAYNAL  -

LA SEMAINE INFERNALE

4 juin

Une lueur d'espoir

Il leur en faut de l'espoir à ces braves soldats pour se maintenir en vie à l'intérieur du fort. Mais c'est du courage, qu'ils ont, pour se battre jusqu'au bout de leur force.

Ce 4 juin, le dernier pigeon s'est envolé vers la mère patrie; vers le colombier de Verdun. Il a fallu l'aider à s'élancer vers l'extérieur. C'est épuisé et mourant que les colombophiles de la citadelle l'ont récupéré. (message ci-dessus). Une citation et une plaque de marbre ont été déposées à l'entrée du fort en son honneur.

Depuis quelques jours les télégraphistes du génie essayent en vain de communiquer avec le fort de Souville et tout les points d'horizon. Pas de réponse... Le commandant RAYNAL ne veux pas renoncer. Il choisit deux sapeurs télégraphistes, WISSOUS et JUGE, pour sortir du fort et rallier les lignes françaises. Leur mission est d'installer à Souville, un appareil pour recevoir les messages optique du fort. Il les accompagne au bord du fossé,  les embrasse comme des enfants, et les regarde sauter dans le vide. les allemands les ont repéré, un tir de mitrailleuse se déclenche. Sont-ils tombés ? Il faut attendre dans l' angoisse d'avoir sacrifier ces braves soldats...Souville allume un feu!.. le commandant RAYNAL cri sa joie, ils sont passé. Les messages sont entendus et demandent que les troupes soient dégagées.

Mais l'agonie continue. Les citernes d'eau sont vides et les troupes trop nombreuses. Il faut prendre une décision: Faire sortir du fort les hommes n'appartenant pas à la garnison.

Le fort en Août 1916

Sous les ordres de l'aspirant BUFFET, un groupe de soldats du 142e sort par une brèche à la corne sud ouest. Pour ne pas attirer l'attention, les hommes laisseront des intervalles entre eux. Mit en éveil par la sortie des deux sapeurs, l'ennemi lance des fusées et fait feu. Le commandant RAYNAL fait cesser le mouvement de sortie. L'aspirant et quelques hommes sont passés, se font reconnaître à l'approche des lignes françaises:on s'embrasse, s'explique...

D'autres nouvelles font garder espoir. Le lieutenant BAZY se rend auprès du commandant. Ses hommes ont aperçu non loin du fort une petite troupe qui criait: 53e! 53e!. Se mettant à découvert pour reconnaître ces hommes, le lieutenant BAZY reçoit un éclat de grenade à l'épaule. Cette troupe recherche peut-être une liaison avec le fort ? L'arrière veut peut-être déclencher une contre attaque ?

Quiqui lui, assiste à la bataille. Il commence a prendre l'habitude des bombardements et de la fumée. Il court à droite et à gauche, où les grenades éclatent. Sous les gaz, son maître lui enroule la tête dans une cagoule en attendant que l'air redevienne respirable.

C'est épuisé, que l'aspirant BUFFET se présente devant le général LEBRUN commandant le groupement de la rive droite de la Meuse. Après un court repos bien mérité, il est reçu par le général NIVELLE commandant l'armée de Verdun. Le général LEBRUN le reçoit une seconde fois pour lui expliquer la situation. Dans quelques heures une attaque sera déclenchée pour dégager le fort. Pour contribuer à la réussite de cette action, le commandant RAYNAL doit retenir les allemands dans les gaines ce qui favorisera l'approche de nos troupes. De plus, il signalera les emplacements de mitrailleuses en dirigeant notre tir d'artillerie. Seulement, jusqu'à présent personne n'a réussi à pénétrer dans le fort sans se faire tuer. Seul l'aspirant BUFFET a les capacités d'y retourner.

-J'irai, dit l'aspirant BUFFET au général.

Il partira avec le sergent FRETTE de la 7e compagnie du 142e, et les ordres à transmettre au commandant du fort.

 

5ème journée d'enfer