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"S'ensevelir sous les ruines du fort, plutôt que de se rendre".

                               VAUX 

HISTOIRE D' UN FORT EN 1916

L' histoire des derniers jours du fort de VAUX 

Le fort de VAUX à été construit en maçonnerie au environ de 1881-1884, renforcé à divers endroit par du béton armé, il est achevé en 1912. Sa situation géographique est importante car il domine la vallée de la Woëvre et ces observatoires permettent de surveiller de très loin les mouvements qui s'y produisent. En dessous du fort face au Nord-est, la pente est douce, puis devient très abrupte. Fin mai 1916, la tranchée ennemie court à 150 mètres du fort dans cet angle mort. Une mince tranchée française parallèle à la tranchée allemande serpente, de l'étang de Vaux à gauche jusqu'à la position de Damloup à droite. Plus à gauche les tranchées françaises sont établies sur les pentes Est du ravin de la Fausse-côte et couvrent le ravin et le bois de la Caillette, au sud du fort de DOUAUMONT.

En 1914, le général COUTANCEAU gouverneur de Verdun avait fait inscrire sur la porte d'entrée du fort : " S'ensevelir sous les ruine du fort, plutôt que de se rendre. "

Le commandant RAYNAL arriva pour relever le capitaine HOFFMANN dans la nuit du 23 au 24 mai 1916. A cette date la bataille a fait de terribles dégâts. 

Les offensives Allemandes débutées depuis le 21 février 1916 n'ont cessées de faire avancer la ligne de front en direction de Verdun.Le saillant de Verdun facilite les attaques convergentes et les concentrations de feux. L'enjeux est moral. Les troupes allemandes s'enterrent dans les tranchées des autres fronts. Ils ont déjà pris Verdun en 1792, en 1870...pouquoi pas en 1916 ! Ils ne l'auront pas.

Dès le 9 mars les Allemands annoncent la prise du fort. Le lendemain pour légitimer ce communiqué mensonge ils donneront un nouvel assaut, avant d'échouer malgré un déluge d'artillerie qui bât la carapace du fort. Le 22 mai la 5ème division sous le commandement du Général MANGIN attaque en direction du fort de DOUAUMONT, mais les troupes ne peuvent pénétrer dans le fort et seront délogées par le 1er corps bavarois le 24 mai.

Situation de défense du fort :  

Phot. Musée des deux guerres mondiales

Du réseau de fils de fer il ne subsiste que des piquets tordus, le reste à été volatilisés sous les bombardements. Les fossés sont en partie franchissables sauf sur la façade de la gorge (axe sud-ouest). A l' intérieur du fort l'état n'est pas satisfaisant. Certaines voûtes n'ont pas résistées au bombardement. Une coupole de 75 et sa gaine se sont effondrées ainsi que l'entrée principale de la gorge. Deux entrées de fortune ont été ouvertes à la mine dans les coffres Nord-ouest et Nord-est. la garnison du fort se compose de la 6e compagnie du 142e régiment, d'une compagnie de mitrailleurs, des détachements d'artillerie, du génie ainsi que des soldats de l'administration et du service de santé. Ces hommes doivent en principe être relevés tout les 4 jours: ils ne le seront plus.

Phot. Musée des deux guerres mondiales 

 Le commandant RAYNAL  possède en tout 250 hommes, mais ce chiffre va considérablement augmenter. Les troupes occupant les tranchées qui défendent le fort vont refluer dans celui-ci pour ne pas être submergées par le flot de l'ennemi. Une cinquantaine de mitrailleurs du 53e régiment, des éléments du 101e, 142e régiment plus les blessés et rescapés de l'étang de Vaux vont grossir l'effectif à plus de 500 hommes. Le fort possède des vivres pour 250 hommes et 5000 litres d'eau pour 15 jours, ce qui va poser un grave problème par la suite.

Quatre valeureux soldats qu'il ne faut pas oublier: les pigeons du colombier de VERDUN .Ils accompliront leurs missions sous les bombes, à travers les tirs de barrage pour donner leurs messages.

Avant de tourner la page sur ces braves soldats, je vais vous présenter Quiqui. Un jeune cocker apporté par le sapeur TRAXER.

 Ces sapeurs du génie montaient au fort dans la nuit du 30 au 31 mai pour installer un appareil de télégraphie sans fils. Le reste de l'équipe ainsi que l'appareil sont restés en route sous les bombardements.

Quiqui à survécu. Il a passé le reste de la guerre en captivité avec le Commandant RAYNAL.

  

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